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Mystérieux ange gardien

  2ieme accessit au Prix Paul-Jacques BONZON

"Contes et Nouvelles"

Montélimar 1999

 

Bastien était un garçon de treize ans, un peu rêveur et doté d'une grande imagination. Ses parents voulaient qu’il sorte de ses rêveries mais rien n'y faisait. Toujours isolé sur lui-même, Bastien n'avait pas d'amis ce qui préoccupait beaucoup sa famille. Pour Bastien, tout allait très bien, il se plaisait à vivre de ses mondes et ses amis imaginaires. Pendant les vacances d'été, la petite famille décida de partir en Ecosse pour admirer le pays. Ils louèrent une maison près d'un lac située à l’écart des grandes villes. Le repos et la tranquillité marquaient cet endroit plein de charme.

La première fois qu’ils virent la maison, ils eurent une curieuse sensation, la maison était vieille et le soir elle laissait paraître des ombres étranges. Au petit matin, tout avait changé, Bastien partit explorer les alentours. Derrière la maison, il aperçu une bâtisse dissimulée par des branchages, sa curiosité le poussa à aller voir. C’était une espèce de grange en très mauvais état. A l'époque les propriétaires avaient sûrement élevé des animaux car des restes de stalles et de compartiments résistaient au temps. A côté de la grange, un petit sentier s'en allait vers le bois mais une chaîne rouillée en interdisait l'accès peut-être en raison des nombreuses crevasses dont avait parlé le propriétaire de la maison. Alors que Bastien essayait d'entrer dans la grange une main le saisit à l'épaule

_ Bastien, cela fait une heure que nous t'appelons, allons viens manger! Dit son père.

_ Oui, j'arrive répondit Bastien tout tremblant encore d'avoir été surprit.

La grange délabrée ne quittait plus les pensées de Bastien, cela devenait une obsession. Il fallait qu'il aille la visiter. Manque de chance après le repas, ses parents décidèrent d’aller se promener et malgré les réticences de Bastien, il du venir lui aussi. L'après-midi passa si lentement que Bastien se défoulait rageusement sur tout ce qui lui tombait sous la main. Après leur passage, la forêt se retrouvait avec quelques branches brisées...

Le soir, après le dîner, Bastien partit vite en direction de la vieille grange. Sa détermination se transforma petit à petit en crainte, quelle idée de s’aventurer tard la nuit dans les buissons et sans torche. La grange était si noire et si effrayante que Bastien tourna les talons et avança vers la maison. Soudain, un éclat, des sabots puissants, des naseaux dilatés, une forme immense passa devant Bastien qui resta pétrifié sur place.

Le temps de rassembler ses esprits, Bastien courra aussi vite qu'il le put vers la maison. Il raconta ce qu’il avait vu mais ses parents, habitués à ses inventions, le disputèrent et l'envoyèrent se coucher.

Le pauvre Bastien s'endormit l'esprit bien troublé. La journée suivante, il se balada dans le village d'à coté. Dans une rue piétonne, il vit une petite boutique de livres, il entra et arpenta les rayons. Il vit un livre qui parlait du surnaturel, il le feuilleta.

_ Est-ce que je peux t'aider jeune homme?

Un vieux monsieur se tenait à coté de Bastien, sûrement le commerçant. Il avait un air très serein et sympathique, aussi Bastien se sentait en sécurité avec ce monsieur qu’il ne connaissait pas.

En fait, je cherche un livre qui parlerait d’apparitions qu’il y a eut dans la région, répondit Bastien.

_ Sur des apparitions? Je ne suis pas sur que j'en ai ici mais si tu veux je vais chercher dans l'arrière boutique.

_ Je suis désolé mais maintenant je dois rentrer à la maison, ma mère doit m’attendre près de la boulangerie.

_ Et si j'en trouve un, peut-être veux-tu que je te l'apporte chez toi? proposa le vieux boutiquier.

_ Oh oui si cela ne vous dérange pas, j'habite la maison juste à coté, en location près du lac.

L'expression de l'homme changea aussitôt.

_ Près du lac! Mais alors, tu l'as vu! s'exclama-t-il!

A ce moment, la mère de Bastien entra dans la boutique.

- Bastien te voilà enfin, allons viens on rentre maintenant, dit sa mère qui l'entraîna dehors.

L'homme était alors au courant? Lui aussi avait vu cette forme blanche près, du lac Bastien devait en savoir plus. Le soir il essaya de partir vers le village discrètement mais une fois arrivé là-bas, il s'aperçut que la boutique était fermée, il regarda les horaires d'ouverture et repartit déçu.

Il fallait se résoudre à attendre le lendemain. Il n'en toucha pas un mot à ses parents qui ne l'auraient sûrement pas cru. Aussitôt levé et habillé à la première heure du matin, Bastien prit son petit-déjeuner alors que ses parents dormaient encore. Sur une petite feuille de papier, il nota soigneusement qu’il ne viendrait pas avec ses parents à la visite du château comme c’était prévu. Il savait qu'ils ne seraient pas contents mais il lui fallait une explication à cette histoire.

Il enfourcha le vélo que ses parents lui avaient acheté pour lui changer les idées et arriva près de la boutique de livres. C'était ouvert, à l’intérieur l’homme était sur sa chaise fumant une pipe.

_ Je t'attendais, dit-il, je sais ce que tu vas me demander.

_ Qu'est-ce que vous savez sur cette forme? demanda Bastien.

_ Je vais tout te raconter, à l’époque la maison ou tu passes tes vacances appartenait à une famille, les Wilsons, ils avaient un petit garçon un peu comme toi. Dans la grange, là ou tu as vu la forme, le petit garçon avait son cheval PEARL, une superbe jument. Tout deux étaient inséparables, dès que l'on voyait l'un tu pouvais être sur que l'autre était tout à côté jusqu’au jour...

_ Quoi?! Qu'est-ce qui est arrivé à ce garçon et sa jument?

_ Ils se promenaient dans le bois près de la maison quand un orage les a surprit. PEARL a paniqué et ils sont tombés dans une crevasse. Le garçon et sa jument ont fait une chute mortelle. Après ce drame les Wilsons sont partis de cette région et on abandonné la maison. Il n’y a que quelques temps que des gens occupent la maison mais je pensais qu’elle était enfin partie.

- Mais qui?

- PEARL, la jument du garçon. Depuis l'accident dont elle est la cause, elle hante les lieux comme une âme en peine. C'est elle que tu as vu près de la grange, c'est le fantôme de PEARL. Elle ne peut reposer en paix à cause de ce stupide accident.

_ Comment faire pour la rassurer pour qu'elle puisse partir?

_ Je ne sais pas, tu sais c'est plus compliqué que tu ne le crois. Allez rentre chez toi et oublis cette histoire, tu ne peux rien y faire,

_ Bon merci et au revoir.

Bastien ne voulait pas laisser tomber même si le fantôme était impressionnant. Il garda tout ceci en secret et le soir il prit un casse-croûte et s'installa à coté de la grange. Cette nuit là était particulièrement noire car les nuages cachaient totalement la lune. Des coups de tonnerre retentissaient au loin, l'orage approchait. Les parents de Bastien dormaient, Bastien s’était éclipsé sans bruits pour ne pas les réveiller. Quand minuit sonna, l'air était frais et les premières gouttes de pluie tombaient. Bastien était à l'abri dans la grange. Il regarda un peu à l'intérieur. Les lieux étaient en très mauvais état mais sur les murs du fond, il pouvait voir le harnachement de la jument. Tout semblait avoir été abandonné. A la suite de l'accident, les Wilsons ne sont sûrement plus jamais venu ici, pensa Bastien. A coté d'une fenêtre cassée, il vit des photos accrochées, elles étaient vieilles mais Bastien pouvait voir les silhouettes d'un garçon sur un cheval. Ces photos donnèrent la chair de poule à Bastion et il retourna à son guet. Au loin dans le bois, il vit enfin une lueur qui devenait de plus en plus intense et qui se rapprochait.

 

Bastien sentait la peur qui venait mais se reprit et se leva pour aller dans la direction de la lumière. Arrivé au sentier, la chaîne l’empêchait d'aller plus loin et c'est là qu’il vit PEARL. Devant lui se tenait un superbe cheval éclatant, immobile qui le regardait. Soudain le cheval se cabra et partit sur le chemin. Bastien passa sous la chaîne et courra après le cheval dans le noir. Il ne courrait pas assez vite et la jument le distança après quelques mètres. Finalement, Bastien s'arrêta complètement essoufflé. Il du se résoudre à retourner chez lui mais à ce moment-là, il s'aperçut que la nuit noire l'empêchait de voir le sentier. Effrayé, il se mit à courir droit devant lui en espérant arriver à la grange. La pluie glaciale le fouettait au visage. Alors qu'il courrait, il entendit un hennissement puis des sabots qui se rapprochaient de lui. Quand le cheval arriva à sa hauteur il renversa violemment Bastien par terre et fit un énorme bond pour s’évanouir à nouveau dans la nuit. Bastien ne comprenait plus, des larmes lui montèrent aux yeux, il avait très mal à sa cheville. Ses parents ne se doutaient pas de ce qui c'était passé et il ne pouvait pas les prévenir. Malgré la douleur et la peur, Bastien s'endormit. Il fit un cauchemar, il voyait PEARL, qui fonçait sur lui. Il se réveilla en sursaut. C'était déjà le matin, ses parents allaient sûrement se mettre à sa recherche. Maintenant il avait faim, il se releva et chercha une barre de chocolat qu’il avait mis dans sa poche. Il resta figé d'horreur. Là, à quelques mètres, il y avait une énorme crevasse ou il serait tombé si PEARL ne l'avait pas poussé. Tout était clair maintenant PEARL ne lui voulait pas de mal, elle lui avait simplement sauvé la vie. Le trou expliquait le bond qu’elle avait fait après avoir bousculé Bastien.

Bastien entendit des voix, ses parents le cherchaient près de la grange. Il appela et enfin ils le ramenèrent à la maison. Même si Bastien savait que cette histoire était incroyable, il raconta tout à ses parents alors que le docteur était là. Bastien su que la crevasse ou il avait faillit tomber était celle ou le garçon Wilsons et sa jument s'étaient tués. Ses parents ne crurent pas un seul mot de son récit mais ils étaient tellement heureux de le revoir qu’ils s'en moquaient. Le soir, tout les trois étaient sur la véranda de la maison. Bastien parlait encore de PEARL mais ses parents en avaient assez et soudain, les yeux écarquillés, ils ne dirent plus rien, Bastien se retourna pour voir et là, il vit PEARL, sereine. Après avoir sauvé Bastien de la même crevasse ou son maître était mort, elle avait retrouvé le repos. Comme un dernier au revoir, elle se cabra puis la silhouette et la lumière s'estompa pour disparaître totalement. Bastien, le sourire au lèvres se leva pour mieux voir la scène:

_ Adieu mon mystérieux ange gardien!

 

"Mystérieux ange gardien",caroline Bélair. Tous droits réservés.

 

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  Impossible amitié

 

 

Alors que les terres n'appartenaient encore qu'à la nature et que les animaux aussi variés soient ils broutaient en liberté, les hommes vivaient là, en pleine évolution. Les mammouths ou diverses antilopes étaient leurs repas quand les intempéries n'empêchaient pas les parties de chasse.

 

Niska faisait partie d'un groupe qui vivait près d'une roche connue aujourd'hui par le nom de Solutré. Niska était une petite fille agile, maligne et aimant par-dessus tout les animaux. Encore trop petite pour aider les adultes à chasser ou à confectionner des habits de fourrure, elle jouait toute la journée avec ses amis. Quand elle s'en allait trop loin, son grand frère Ataris, venait la chercher.

 

Un jour, alors que l'hiver approchait, les plus courageux guerriers du groupe se préparèrent à partir en expédition à la recherche de nourriture pour subsister à la mauvaise saison. Durant les rudes hivers, quand la troupe n 'avait plus assez de nourriture, les plus faibles comme les enfants ou les vieillards mourraient. Le gibier partaient plus loin dans les terres et pour réussir à les traquer, les chasseurs devaient parcourir de longues et pénibles distances. Niska aurait bien voulu les suivre mais elle n'aurait pas pu résister à la longue marche.

 

D'ordinaire, les chasseurs partaient pour de longues périodes de plusieurs mois mais cette fois-ci le petit groupe revint trois jours après. Ils ramenaient de bonnes nouvelles car ils avaient repéré un troupeau de chevaux sauvages qui avançait vers leur camp. Les chevaux quittaient leur pâture, fuyant le froid. Près, de leur caverne, Il y avait un grand espace d'herbe et les chevaux y firent une halte.

 

Niska vagabondait comme à son habitude quand elle aperçut qu’un cheval s'était coincé dans des ronces lui lacérant les jambes. C’était un cheval assez musclé, des zébrures serpentaient sur ses membres et sous son épais toupet noir brillaient deux grands yeux ou on pouvait lire la douleur que les épines lui infligeaient quand elles piquaient sa chair. Il ne pouvait exprimer sa souffrance que par son regard étant une proie devant se montrer discrète face aux prédateurs. Sa robe beige aux reflets dorés avait été marqué par le voyage qu’il avait du faire avec sa harde.

 

Niska remarqua des vieilles cicatrices qu’il avait sur le corps, il devait sûrement subir la colère de ses dominants telle était la règle de la hiérarchie. Avec précaution, Niska approcha. Le cheval avait remarqué sa présence et la regardait, tendu et près à attaquer pour sa survie. Niska était maintenant à quelques mètres quand le cheval paniqua. Il se leva de toute sa hauteur mais restant prisonniers de ses liens épineux, il se débattait dans tous les sens. Les ronces le faisaient tellement souffrir que finalement, épuisé, il abandonna la lutte et se laissa retomber lourdement sur le sol respirant d’un souffle saccadé et nerveux. Niska retourna au camp puis elle prit une pierre coupante. Non loin du camp se trouvait un endroit plein d'herbe tendre. Elle en arracha quelques brins et retourna près du cheval.

 

Il était toujours là, couché. Avec précaution, elle s'approcha, la pierre dans la main. Le cheval releva la tête, les yeux grands ouverts et fixant la petite fille qui tentait de le rassurer de sa douce voix. Elle arriva doucement vers la tige la plus grosse et la coupa. Niska eut à peine le temps de s'éloigner que le cheval bondit et se délivra des branches emmêlées dans ses jambes. Il s’enfuit au grand galop dans la foret. Niska aurait bien voulu le soigner mais il avait trop peur d’elle. Elle déposa quand même l'herbe dans un coin et se remit en route vers la caverne quand elle entendit un bruit derrière elle. Elle couru de nouveau vers l'endroit et eut juste le temps de voir le bout d’une queue disparaître derrière les buissons. L'herbe avait été mangé.

 

Les jours suivants, elle en ramena régulièrement et à chaque fois, le cheval venait la manger. Plus les jours passaient et plus Niska arrivait à l’approcher. Un matin, elle essaya de le caresser. Elle prit de l'herbe comme à son habitude mais cette fois-ci elle resta assise, l'herbe dans la main.

Le cheval arriva et hésita, surprit de ce changement, Il avança pas à pas poussé par la faim et soudain se cabrait pour montrer qu'il n'aimait pas ce que lui imposait cette petite fille. Après bien des cabrades et des tentatives, le cheval mangea l'herbe dans les mains de Niska. Trop pressée, elle voulut le caresser tout de suite et le geste de sa main effraya le cheval qui s’éloigna brusquement.

 

Dans la troupe, l’agitation était grande. Cela faisait longtemps qu'ils n'avaient pas vu autant de gibier si près du camp. Tout le monde s'activa, les uns préparaient des lances avec des pierres taillées, d'autres confectionnaient des outils pour dépecer et couper la viande. Les anciens cherchaient la meilleur façon de prendre le plus de chevaux possible en une fois car si les chasseurs semaient la panique dans le troupeau, les chevaux partiraient et continueraient leur chemin.

 

Habitant près d'une roche, ils trouvèrent l'idée de guider les chevaux vers la falaise et de les faire tomber. Trois hommes partirent donc repérer le chemin. Ils suivirent le chemin le plus droit possible et arrivèrent au bout de la roche, là un vide de plusieurs mètres ou les chevaux seraient poussés. Le travail commença, ils coupèrent la végétation qui aurait pu faire dévier les chevaux.

 

De cette manière la troupe aurait de quoi manger pour tout l'hiver. Le soir, tous les chasseurs se réunirent et parlèrent de cette idée. Finalement, tout le monde fut mis d'accord sur la façon de les guider. Chaque homme prendraient une torche à la main pour faire peur aux chevaux. Pour ne pas trop tarder, ils décidèrent de mettre en pratique les jours suivants.

Les enfants et les femmes n'étaient pas concernés et Niska ne se doutait pas que son nouvel ami pourrait être tué lui aussi. Elle pensait qu'ils allaient faire une chasse tout à fait habituelle. Deux jours après, les hommes les plus forts et les plus rapides se préparèrent pour la grande chasse. Ils avaient planifié le circuit à prendre et chacun s’équipa d'une torche et d'une lance, par sécurité.

 

Il n'y avait plus qu'à attendre la nuit pour que les chevaux voient bien les torches.

Peu à peu le soleil descendit vers l'horizon dans une couleur rougeâtre comme pour s'éteindre devant le massacre qu’il y allait avoir. Les chevaux broutaient, calmes et paisibles ne sachant pas qu'ils ne retrouveraient peut-être pas cette herbe tendre le matin suivant.

 

Niska fut enfin mise au courant de ce qui se préparait et partit enfiler une fourrure pour suivre les chasseurs. Elle prit aussi une torche pour retrouver son ami. La nuit noire arriva et tous se mirent en route.

 

Ils avançaient doucement dans la nuit évitant de faire trop de bruit. Pour cerner les chevaux et les guider vers le chemin qui permettrait de gravir la roche, les hommes contournèrent l'endroit ou les chevaux broutaient et se placèrent accroupis dans l'herbe. Niska, qui avait prit connaissance du plan, était déjà en haut d'un rocher. Les hommes allumèrent tous leurs torches et une fois placés correctement, ils commencèrent leur avancé sur les chevaux, la lance à la main.

 

Les chevaux se réveillèrent, toutes ces lumières qui les entouraient semèrent la panique dans le troupeau. Voyant les lumières se rapprocher d'eux, les chevaux partirent dans une folle galopade suivis par les chasseurs qui les obligèrent à se diriger vers la colline.

 

Comme prévu, ils empruntèrent le chemin qui débouchait, plus haut, sur falaise. Les silhouettes rapides des chevaux gagnaient petit à petit le sommet de la roche. Des chasseurs placés le long du chemin guidaient de leurs torches les chevaux affolés. Les hommes s'étaient placés de façon a créer un chemin montant au bord de la falaise, là les chevaux complètement paniqués tomberaient du haut de la roche pour se tuer plus bas. les femmes quant à elles restaient prêtes avec leurs pierres aiguisées pour récupérer la viande près du camp.

Niska, assise sur son rocher, entendit le bruit des sabots et les cris des hommes qui arrivaient. La nuit était noire mais Niska avait sa torche. Après de longues minutes, elle vit les premiers chevaux arriver mais son ami n'était pas là. Le troupeau passa dans un bruit incroyable soulevant des masses de poussière. Le frère de Niska faisait la chausse aussi et quand il la vu, il lui ordonna de rentrer mais rien n'y faisait Niska lui dit qu'elle devait sauver son ami et elle s'enfuit. Son frère n'y comprit rien, de quel ami pouvait-il s'agir?

 

Pensant que c'était une petite fille de la tribut qui se serait perdue, il prévenu les autres d'arrêter la poursuite. Ils éteignirent leurs torches et marchèrent jusqu’à la falaise.

 

Certain chevaux n'étaient pas tombés mais pas de traces de Niska. Soudain, ils entendirent un bruit de sabots qui venait de derrière le reste du troupeau Ils virent une lumière qui s'approchait très rapidement, ils prirent peur croyant à un monstre. La chose arriva finalement, c'était Niska sur son cheval. Tous la regardèrent, étonnés .Son frère s’approcha:

- Niska! C'est ça ton ami?

- Oui c'est lui, je l'ai débarrassé des ronces et après il revenait toujours me voir, dit Niska, je ne veux pas que tu le tue, il est gentil.

_ Comment es-tu monté sur son dos? demanda son frère qui ne pensait pas que c'était possible.

_ Quand j'ai vu qu’il s'approchait de la falaise, je l'ai appelé et pour l'empêcher de suivre les autres, j'ai sauté dessus. Tu as vu comme il va vite?

Allons viens avec nous maintenant la chasse est finie, dit son frère.

 

Le frère de Niska demanda à quelques chasseurs de rester près des chevaux pour les surveiller afin qu'ils ne s' échappent pas. Une fois arrivés au camp ou les femmes dépeçaient et coupaient la viande, le frère de Niska voulut rassembler les hommes pour parler.

_ Tout à l'heure quand j'ai vu Niska sur ce cheval, j'ai eu une idée, dit Ataris, notre chasse est bonne et ce n'est pas la peine de tuer les chevaux qui ont survécut.

_ Ou veux-tu en venir Ataris, interrogea un ancien.

_ Nous pourrions essayer de monter sur les chevaux nous aussi, nous irions vite et il nous serait plus facile de chasser ainsi. Si Niska a réussit à monter sur l'un d'entre eux, nous pourrons aussi le faire.

_ Mais comment est ce que l'on va les empêcher de partir maintenant, on ne va pas les surveiller toutes les nuits, dit un des chasseurs,

_ Le feu leur fait peur, nous avons déjà un moyen de les retenir, proposa un ancien, de plus Niska a dit que les ronces s’emmêlaient dans leurs jambes. Formons une barrière de ronces tout autour des chevaux.

_ D’accord, commençons dès demain mes amis.

 

Les hommes commencèrent ainsi a domestiquer les chevaux et à les monter. Niska garda longtemps son ami avec elle sachant que quelque part, ils avaient contribué à une évolution incroyable dans la vie de tous les jours de sa tribut.

 

Cette nouvelle reflète des faits historiques tout à fait fictifs qui ne se sont pas produit réellement, ils sont inspirés d’une légende reliée à la célèbre Roche de Solutré.

 

 "Impossible amitié",caroline Bélair. Tous droits réservés.

 

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